Chronique | La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

  • Note : ★★★☆☆
Titre : La petite communiste qui ne souriait jamais
Auteur : Lola Lafon
Editeur : Actes Sud
Parution : 8 janvier 2014
Pages : 272 pages
Prix : 21€
 
Résumé :
Retraçant le parcours d’une fée gymnaste, qui, dans la Roumanie des années 1980 et sous les yeux émerveillés de la planète entière, vint, en son temps, mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records, ce roman est le portrait d’une enfant, puis d’une femme, évadée de la pesanteur, sacralisée par la pureté de ses gestes et une existence intégralement dévolue à la recherche de la perfection. En mettant en exergue les dévoiements du communisme tout autant que la falsification, par les Occidentaux, de ce que fut la vie dans le bloc de l’Est, ce récit, lui-même subtilement acrobate, est aussi une passionnante méditation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin

La petite communiste qui ne souriait jamais est le livre que j’ai pioché dans ma Book Jar et que je devais lire pour le mois de juin. C’est ma maman qui me l’avait donné et conseillé, car je fais de la gymnastique et c’est vraiment un univers qui m’intéresse.

Ce roman raconte donc la vie de la célèbre gymnaste Nadia Comaneci, cette fillette qui a marqué l’histoire en obtenant pour la toute première fois la parfaite note de dix aux jeux olympiques de Montréal, en 1976. L’auteur retrace ses débuts en gymnastique, son parcours, son passage à l’âge adulte et la façon dont elle a vécu les choses. L’histoire alterne le récit de l’enfance de Nadia et un dialogue fictif entre elle et l’auteur, où elle donne ses réactions face aux différents périodes de sa vie. C’était un pari risqué, car Lola Lafon prête à Nadia Comaneci des propos qu’elle n’a peut être jamais dits ou même pensés, et par conséquent il se peut donc qu’ils soient totalement faux. Néanmoins j’ai trouvé cette approche plutôt intéressante, même si c’était assez perturbant pendant les premiers chapitres.

Plus qu’une simple biographie sur la célèbre gymnaste, ce livre nous permet aussi de réaliser à quoi pouvait bien ressembler la vie en Roumanie. On apprend beaucoup de chose sur le régime communiste et la façon dont les gens ressentaient les choses. C’est une vraie mine d’or historique, l’auteur s’est extrêmement documentée pour l’écrire et ça se ressent dans la lecture.
On réalise également la dure réalité de l’univers de la gymnastique. Les entraînements épuisants, les régimes à répétitions dans le but d’être toujours plus minces, ou même plus maigres devrais-je dire . En grandissant, Nadia a beaucoup de mal à accepter que son corps change et ne rentre plus dans les standards de maigreur des gymnastes. C’est une partie du roman qui m’a mise relativement mal à l’aise, dans le sens où le monde entier ne cesse de répéter à Nadia qu’elle a grossi alors qu’en réalité elle est toujours très mince. Et, comment dire … au final, c’est moi-même qui me sentait grosse et culpabilisait en lisant ces passages où Nadia mange une soupe et deux noix par jour dans le but de perdre ses nouvelles formes.

La manière dont l’histoire est racontée ne nous permet pas vraiment de nous attacher à Nadia. En effet, on ne nous dit rien sur ses sentiments ou les émotions qu’elle peut ressentir. Le style est assez particulier, il peut sembler un peu brouillon car l’auteur fait vraiment de très longues phrases, mais personnellement cela ne m’a pas dérangée plus que ça. C’est plus comme si l’auteur nous parlait, je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire …  Il faut un peu de temps pour s’habituer, mais en fait j’ai plutôt trouvé que ça rendait la lecture assez fluide.

Pour conclure, j’ai plutôt apprécié ma lecture, même si il y avait pas mal de longueurs vers la fin. Ce livre m’a vraiment permis d’apprendre les dessous de l’univers de la gymnastique et également de mieux comprendre la mise en place du régime communiste. Ce n’est pas un roman exceptionnel, mais si vous aimez les livres historiques je pense tout à fait qu’il pourrait vous plaire.

Et vous, avez vous lu La petite communiste qui ne souriait jamais ? Si oui, qu’en avez vous pensé ? Si non, comptez vous le lire ? Votre avis m’intéresse ! (:

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